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12/2009 Prud'hommes, mode d'emploi : Employeurs, comment bien se préparer ? 


| 12/2009 Prud'hommes, mode d'emploi : Employeurs, comment bien se préparer ? |
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Gérer un litige avec un salarié devant les prud'hommes est un dossier toujours délicat à traiter pour un chef d'entreprise. Comment s'y préparer ? Quelle attitude adopter ? Faut-il se faire assister ? Réponses. Comme tout litige, une attaque aux prud'hommes par un salarié est un moment toujours difficile dans la vie d'un employeur. Dans la plupart des cas, la plainte fait suite à un licenciement. Voici quelques conseils pratiques d'une avocate spécialisée en droit social pour appréhender au mieux le problème et éviter les écueils, coûteux en termes d'argent, de temps et d'image.
1. Prendre les devants
Pour
éviter ou, à défaut, bien se préparer à une confrontation aux prud'hommes,
mieux vaut soigner la démarche de licenciement. "La manière dont est
rédigée la lettre de licenciement compte souvent pour moitié dans le résultat
d'une action aux prud'hommes", témoigne Maître Emmanuelle Hellot-Cintract,
avocate en droit du travail au cabinet EHC. Un dossier doit être constitué dès
le départ avec les douze dernières fiches de paie du salarié que l'on souhaite
licencier ainsi que les preuves justifiant le licenciement. 2. Se faire assister
La
législation n'oblige pas l'employeur à se faire assister d'un avocat. Elle lui
permet cependant, s'il le souhaite, de faire appel à lui, à un membre de
l'entreprise (DRH...) ou à un représentant d'une organisation professionnelle
ou patronale. L'assistance d'un spécialiste du droit est un plus. Il lui permet
notamment d'évaluer les risques encourus lors d'une saisine des prud'hommes,
point de départ de l'élaboration de la stratégie à adopter. "Le travail de
défense se construit à deux, précise Maître Hellot-Cintract. C'est une
collaboration entre un professionnel qui apporte sa connaissance du droit et
des usages judiciaires, et l'entreprise qui apporte sa connaissance concrète du
dossier." 3. Etre présent aux audiences La loi permet de se faire représenter lors des audiences de conciliation et de jugement, par son avocat ou un membre de son entreprise détenteur du pouvoir de représentation, matérialisé par une lettre écrite de l'employeur et un extrait du K-bis de son entreprise. Néanmoins, il est conseillé au dirigeant d'être présent lui-même aux audiences.
"La
politique de la chaise vide lors de l'audience de jugement n'apitoie pas les
juges : au contraire, l'absence peut être prise comme une preuve de mépris
de la juridiction", note Maître Hellot-Cintract. De même, assister à
l'audience de conciliation est généralement bien vu des conseillers
prud'homaux : la présence de l'employeur montre qu'il prête de l’intérêt
au salarié et à la juridiction. 4. Etudier les compromis possibles
La
procédure des prud'hommes encourage les solutions de conciliation entre
l'employeur et le salarié. C'est l'objectif de la première audience mais un
compromis peut être trouvé à tout moment de la procédure. Il est courant que la
conciliation ait déjà eu lieu avant même la première audience, ce qui explique
en partie le taux d'échec des négociations à cette étape. Un compromis peut également
être trouvé après avoir fait appel du jugement rendu. 5. Ne pas sous-estimer le coût de l’appel
La
loi permet de faire appel de la décision rendue par les conseillers prud'homaux
ou le juge départiteur devant la chambre sociale de la cour d'appel. Il faut
cependant bien réfléchir avant de se lancer dans cette procédure longue,
coûteuse et parfois risquée. Il faut ainsi garder à l'esprit que les jugements
sont exécutoires pour les décisions qui concernent la rémunération, dans la
limite de neuf mois de salaire. L'exécution pour les dommages et intérêts peut
être également demandée. Source : le Journal du Net |
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